Comprendre les enjeux du revenu de base universel

Quelques jugements de valeur exprimés ça et là au regard de la nouvelle proposition d’un “revenu de base universel”, ont fini par m’énerver tellement, que j’ai décidé de dire haut et fort ce que je pensais jusque là tout bas. Nombreux, aussi, sont les propos, ou commentaires, de manière assez générale, qui se révèlent être tout à fait ignorants et hors sujet. Si vous voulez comprendre les vrais enjeux d’une telle proposition, commencez par regarder cette vidéo là (ci-dessus) Évidement, il est important d’ “écouter”, attentivement, et ce jusqu’au bout (il faut bien écouter ce que dit la gentille petite dame à 1:33:35). Concernant les jugements, émis par quelques commentateurs qui déclarent que c’est de la “propagande de gauchiste” ou je ne sais quoi, hé bien il est tant pour eux de commencer à réfléchir plus sérieusement, au lieu de vouloir absolument commenter avec “son petit opinion personnel”. Un opinion qui n’est rien d’autre qu’un dogme qui se répète inlassablement, au sein même des familles, et relayé par l’ “éducation”, génération après génération. C’est donc à ceux qui ne comprennent rien à cette proposition et qui néanmoins trouvent moyen de la discréditer avec leurs discours de perroquet, que je m’adresse ici tout particulièrement.

Comprendre les (vrais) enjeux du revenu de base universel, implique déjà un “changement” en soi : la capacité de se remettre en question soi-même. Pourquoi vais-je travailler pour quelqu’un alors que je pourrais cultiver mon jardin ? C’est un choix, certains penseront… eh bien pensez un plus loin alors… pourquoi ne travaillez vous pas à cultiver votre propre jardin, qu’y a t-il de si “excitant” à travailler pour un autre et à échanger son temps contre de l’argent ? Et dans quelle mesure puis-je affirmer que “je mérite” vraiment mon revenu ? Un bangladais travaillant 18 heures par jour sept jours sur sept mérite t-il vraiment ce qu’il gagne ? Eh oui c’est important de le prendre en compte, puisque la moitié des âneries qu’on achète pour notre confort est fabriquée en Chine, et les chinois eux-même sous-traitent depuis un moment déjà aux Bangladais.

J’étais stock-broker et je gagnais beaucoup d’argent… méritai-je vraiment cet argent que je volais aux autres, alors que je ne “produisais aucune valeur humaine” ? L’exemple est bien sûr généralisable, et il l’est, à beaucoup plus d’activités que l’on ne peut s’imaginer, mais là encore, il est question de savoir faire preuve d’humilité et d’imagination. Dans l’état actuel des choses, vu le modèle sur lequel repose notre économie occidentale : une économie de marchés, le revenu de tout un chacun, quel qu’il soit, n’est en aucun lieu en relation avec la force de travaille humaine, mais est en relation avec les moyens de productions, et ceux-là sont alimentés par l’énergie : pétrolière notamment… alors vraiment, la valeur de ce que je produis n’est rien comparée à la valeur de ce que je détruis en ressource naturelle terrienne. Est ce que ces sources sont inépuisables ? Bien sûr que non.

Il me faut donc me poser la question suivante : l’activité que je poursuis est-elle réellement sans impact négatif pour l’existence autant que pour la communauté ? Car c’est bien cela dont il est question. Mon travail n’est-il pas finalement davantage un “suicide quotidien”, non seulement pour moi, mais un suicide collectif aussi : chacune de mes actions a des conséquences qui vont bien au-delà de ce que je veux bien accepter de voir (c’est à dire pas grand chose, et nombreux préfèrent encore croire à leurs élucubrations). Clairement, un travailleur qui est inconscient, est un individu nuisible, et non un contributeur. La contribution est vue dans son sens premier : ce que l’on apporte véritablement en “bien” à l’humanité, et non combien on paye en taxes annuellement. Les taxes ne servent qu’à maintenir au pouvoir la même bande de débiles qui nous assène justement tout l’opposé de ce qu’on entend par la notion de “bien” ; et en ce sens, je me sens plus “utile” lorsque j’étudie la philosophie, que lorsque je me pointe “au travail”.

Cette proposition est donc d’un enjeu philosophique et écologique, autant que social et humain ; autant dire que c’est un enjeu vital ! Mais évidemment, après avoir été endoctriné pendant 12 ans avec une éducation obligatoire (gratuite, car obligatoire), afin de “croire” que notre petite vie est tout à fait normale et que l’on ne fais de mal à personne… et que tout va bien, c’est sûr que c’est “difficile” de se reposer les vraies, les bonnes, questions. Mais si le but de la vie n’était pas de se poser de bonnes questions, justement… alors quel serait-il : consommer pour produire et produire pour consommer, croire en ces doctrines que l’on nous impose et ensuite raconter les mêmes stupidités à nos enfants ? Là aussi, il y a un “choix”… et il est très sérieux, il y a une décision à prendre, et “pouvoir” entrevoir les tenants et les aboutissants d’un tel programme, afin d’être seulement “capable” de faire ce choix, implique, déjà, un réveil de la conscience.

Pour ceux qui souhaitent lire davantage d’arguments, veuillez vous referrer à l’article suivant : Est-il éthique de toucher le RSA ?

Tibby Aubry, January 2016 © http://adnspirit.com

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One thought on “Comprendre les enjeux du revenu de base universel

  1. Pingback: Est-il étique de toucher le RSA ? | { adnspirit } Tibby,

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